Mort de Joël Dimonika : pas de poursuite judiciaire engagée

Les policiers ne seront pas poursuivis l’affaire de la mort de Joël Dimonika à l’hôpital d’Albi en juillet 2017 après avoir été admis suite à une bagarre.
Sa compagne Ancha Mogne va faire appel de la décision.

La justice ne va pas engager de poursuites judiciaires contre trois policiers dans le cadre de la mort de Joël Dimonika à l’hôpital d’Albi en juillet 2017 après avoir été admis suite à une bagarre.

La juge d’instruction vient de rendre une ordonnance de non-lieu.

Le procureur de la République d’Albi Alain Berthomieu avait déjà requis le non-lieu en mars 2019.

De même, le conseil de discipline avait proposé aucune sanction contre deux des trois policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger dans le cadre de l’enquête administrative.

« Les policiers avaient demandé à la victime s’il souhaitait appeler les secours mais il avait refusé » rappelle Me Raynal, l’avocate de l’un des policiers.
« Le médecin légiste a conclu que la cause de la mort était un arrêt cardiaque et qu’il n’y avait aucun lien avec la rixe », précise Me Raynal.
L’horizon s’éclaircit pour les policiers mis en cause. Une affaire humainement difficile pour toutes les parties. « Mon client a été tellement choqué que depuis les faits il est en arrêt de travail » rappelle encore Me Raynal.

Du côté de la compagne de Joël Dimonika, c’est la déception.
«Pour le juge d’instruction, il n’y a pas matière à poursuites. Nous allons faire appel de la décision» explique Me Michel Albarède qui représente Ancha Mogne, la compagne de Joël Dimonika, avec son collègue Me Pressecq.

Interpellation

Le 19 juillet 2017, Joël Dimonika, 22 ans, est interpellé par une patrouille de police après s’être battu devant une épicerie du centre d’Albi.
Quelques heures plus tard, les policiers le déposent sur un trottoir, à une centaine de mètres de son domicile.

Des missionnaires catholiques le trouvent dans la rue, appelant à l’aide, et le conduisent à l’hôpital, où il décède trois heures plus tard.
Ancha Mogne, maman des deux enfants de Joël Dimonika, considère que «dès le départ, il y a des zones d’ombre. Aujourd’hui il reste des questions sans réponses. Certes la police a fait ce qu’elle a fait mais il n’empêche qu’au niveau de l’hôpital on ne sait rien du tout sur ce qu’il s’est passé. Il faut faire attention à toute l’histoire et à tous les éléments» avait-elle affirmé dans notre édition du 20 mars 2019.

Ancha Mogne «vit très mal la situation, car c’est comme si on piétinait sa mémoire. Joël était quelqu’un de présent pour sa famille, pour ses enfants, il se battait tous les jours pour pouvoir les aider. Du jour au lendemain, qu’on vienne me dire c’était un SDF, non… Mon compagnon n’était pas du tout SDF. Il n’a jamais vécu dehors. »

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